Salon de la revue (Paris)

Il ne fallait pas manquer la 26ème édition du SALON DE LA REVUE à Paris, le deuxième week-end d’octobre : un moment important pour les éditeurs de revues francophones où notre association tenait son stand et présentait son épopée à tous les curieux.

  • Vendredi 14 octobre de 20h à 22h

  • Samedi 15 octobre de 10h à 20h

  • Dimanche 16 octobre de 10h à 19h30.

L’occasion de faire découvrir dans un lieu dédié à la revue l’ambition d’une association nancéienne toute tournée vers la poésie, mais aussi son fonctionnement particulier : 11 membres dans le même sac, un défit en regard des autres revues gérées par une à trois personnes maximum, avec une volonté revendiquée et déterminée de faire valoir l’objectivité la plus sentencieuse quant à la sélection des textes publiés. Snob et élitiste, certes, mais démocratique, amicale, et renfrognée dans son entêtement à porter des textes inédits au seul faire-valoir de leur qualité.

Un point aussi sur les rencontres que nous avons faites : à commencer par notre ami Jean-Claude Goiri, éditeur de Tarmac et de la revue Festival Permanent des Mots, qui a présenté samedi ses travaux et notamment un des contributeurs de FPM, également revuiste et éditeur messin, Patrice Maltaverne, de la revue Traction-Brabant et des éditions Le Citron Gare. Nous saluons nos deux camarades, pour l’incessant effort poétique qu’ils font en Lorraine, et notamment Patrice qui anime au café Jehanne d’Arc de Metz des ateliers, rencontres et débats pour rendre accessible à tous la littérature.

Des découvertes maintenant : celle de nos voisins de table, la revue Sarrazine, de Paul de Brancion, avec l’appui de Catherine Tourné des éditions Lanskine. Deux férus de littérature qui nous ont permis de découvrir leur travail, et notamment la particularité de leur revue : une variabilité en termes de genres poétiques à l’intérieur de celle-ci, faisant cohabiter des écritures plus ou moins expérimentales, mais aussi l’implication dans leur tâche, implication des plus redoutables, et dont témoigne la pérennité de la revue depuis plus d’une dizaine d’années.

Remarquons que cette revue fonctionne autour d’un mot à entendre dans toute sa polysémie, qui ouvre des perspectives interprétatives créatrices de littérature. Démarche que nous aimerions mettre en lien avec celle de la revue belge Papier Machine, qui, si elle n’axe pas son contenu autour de la littérature en particulier, choisit également un mot autour duquel elle viendra interroger en matière de résonance des spécialistes de disciplines extrêmement diverses : sciences humaines, sciences dures, métiers de la terre, du feu, de l’eau et des airs, tout le monde s’y rencontre à condition de faire vivre le mot-thème choisi à chaque numéro.

Une place à faire encore dans notre présentation à la revue Billebaude, du musée de la chasse et de la nature, dont Anne, son ambassadrice, nous a dévoilé les ressorts : une revue écologiste, qui met à l’honneur à chaque numéro un animal différent, et ses implications ethnologiques et anthropologiques. Nous tenons à féliciter la qualité de ses articles, autant que la beauté de la revue, dont les images tirées du travail d’artistes plasticiens pour nombre d’entre elles, en font une revue particulièrement colorée et vivante.

Nous saluerons encore les éditions de Françoise Favretto, L’Atelier de l’agneau, et sa revue L’Intranquille, voisine de table également qui a publié l’une de nos collaboratrices, Chloé Charpentier, dans son dernier numéro (n°11).