Histoire d’un Mot Ment d’un lundi 23 octobre 2017

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C’est l’histoire d’un pain d’épice qui tous les lundis se fait dévorer. C’était une belle tranche épaisse, bio, fraîchement découpée de la fête. Il n’en reste plus une miette.

C’est l’histoire d’un homme qui lit un poème sur les étoiles à une femme dans le cosmos en allant acheter du pain d’épice dans une foire. Quand cet homme et cette femme se retrouvent en compagnie du mari de cette dernière, ils discutent poésie et ils trouvent ça beau. (Non, ils ne se battent pas en duel.)

C’est l’histoire d’un collectif poétique qui fête ses cinq ans le jeudi 9 novembre. Y aura à boire, à manger et à lire. Allez viens, on sera bien !

C’est l’histoire d’un gâteau au chocolat, pas encore dévoré, pris en photo in extremis, qui se retrouvera à l’affiche d’un anniversaire, avant d’être descendu en dix minutes.

C’est l’histoire d’un article ovni. Un poème cathartique tapé à la machine à écrire, accompagné de ses ratures et d’une note plus longue que lui-même, nous apprenant qu’il n’était pas fait pour être publié, juste écrit pour oublier.

C’est l’histoire d’une main innocente qui tire le numéro 8 dans un chapeau bleu. Ainsi est élue, parmi les treize, la première lecture commune la lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry de Rachel Joyce. A lire pour le Mot Ment du 27 novembre.

C’est l’histoire d’un écossais, finistérien d’adoption, géopoéticien (de son mouvement, la géopoétique), revuiste tous les cinq ans, segmentiste, ouvert sur le monde, écrivain de 53 poèmes en trois semaines, partisan d’une littérature monde. C’est l’histoire de Kenneth White.

C’est l’histoire de troubadours qui, quand sonne la dernière demi-heure, prennent leur crayon et écrivent sur la vague. Vagues de l’esprit, vagues d’une révolution, vagues bretonnes et portugaises, vagues d’une histoire qui trouve sa chute dans une dernière goutte.

C’est l’histoire de dates qui se sont accumulées, alors pour ne rien oublier, note dans ton carnet : 
– Lundi 30 octobre : Dégustation d’un gâteau au chocolat. 
– Jeudi 9 novembre : Anniversaire ! 
– Lundi 27 novembre : Devoir.

Et c’est l’histoire de plein d’histoires que nous aimerions te partager : 
– Le journal la quinzaine littéraire
– La poème le bestiaire des étoiles de Claude Roy
Le grand rivage de Kenneth White
La voleuse de livre de Markus Zusak
– Le récit anonyme La scierie
Le voyage d’Octavio de Miguel Bonnefoy
La faim de Knut Hanson
L’écriture ou la vie de Jorge Semprun

C’est l’histoire d’un moment. 

Le Mot Ment productif du lundi 19 juin 2017

Textes de l’atelier d’écriture sur le thème « Tête de mule » :

* Théo :

Chaque pavé est une butte
Pour ton pied-bot pachyderme
———– 
Tes valises regorgent 
De confiture de rhubarbe qui
Petite vieille peau d’âne
Tu n’en démordras pas
Avant ta mort
Soignent les rhumatismes
Je ferai une tarte
A ton enterrement
———–
Sous ta houppette
Zèbre des villes
Tu refuses les pièces de 
10 cents
Punk du Auchan
———–
Ma main a frôlé 
L’épingle de sa cuisse
Frisson du refus pubien
Poil de chatte hérissé

* A427 :

Ma tête sur la porte cogne
Etalée en vertical 
Tendue jusqu’au plafond
Deux pointes titubent en arrière 
Laissent la voix passer
Toutes étonnées d’y voir 
Deux oreilles étoilées pendues dans le vide
Vue étroite sur le grain du mur 
A loucher sur les tâches mouvantes
Porte où mon front se dépose 
Y coller tout le silence glacé
Jamais aussi proche de la sortie 
Sortie que je bloque de tout mon long
Ou serait-ce bien l’ignorance
Aucun mot ne m’atteint à la porte close 
Que je traîne à l’autre bout de ce même mur 
Qui m’empêche d’y voir plus au loin