Un compte-rendu du Mot Ment du lundi 22 janvier 2018 

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Premier texte. A427 a entamé la séance en lisant « L’après-midi d’un faune » de Mallarmé, sur un format ticket de caisse. Un ticket de caisse de cinq minutes, issu de la campagne de lecture d’une célèbre compagnie ferroviaire.

Conseil déco. Sophie détourne ces tickets de mots pour retapisser ses toilettes. Avis aux amateurs.

Aussitôt lu, aussitôt présenté ! Théo a présenté sa claque romanesque. Les détectives sauvages de Roberto Bolano. Oeuvre polyphonique d’une bande de jeunes poètes des années 70 à Mexico. N’y voyez pas de parallèle : pour financer leur revue, ils s’adonnaient au trafic de drogues.

Chronique cinématographique de la semaine. Lisianne a apporté La promesse de l’aube de Romain Gary qu’elle a entamé après avoir vu en salle le film du même nom. « Beaucoup critiquent Charlotte Gainsbourg, moi je trouve qu’elle s’est surpassée ». Rire de l’assemblée. Ainsi une minute est consacrée aux actrices qui se mettent en danger. Mathieu et Ryan ont tenu a souligné les qualités de cette oeuvre littéraire autobiographique, alternant oralité et romanesque, trop peu étudiée sur les bancs de la fac.

Hommage. A P.O.L. Anna a lu un -trop court- extrait de l’excès-l’usine écrit par Leslie Kaplan -publié chez P.O.L., vous l’aurez compris-. « On est dans la grande usine univers, celle qui respire pour nous ». Silence de l’assemblée.

Aparté. Ce soir, Nahida se met à écrire, « ça suffit là », a-t-elle dit.

Sorti du sac. De Rayan. Storytelling de Christian Salmon. Procédé consistant à utiliser la narration pour accéder à ses fins, le storytelling s’insinue dans l’affect des gens. Salmon décortique le cycle de la marque jusqu’à son élévation au rang de mythe. Théophile fait remarquer que la crise de la croyance en la marque se réinvente aujourd’hui avec le bio, le local et le greenwashing.

Instant brioche. Gérard a lu le patient d’Apulée, publié dans la revue annuelle du même nom, adulée par l’assemblée. « Si je ne puis jouir, qu’il me soit du moins permis d’aimer ».

Coeur et fin de séance. A l’honneur ce lundi, Francis Combes. Ecrivain, éditeur, poète, voyageur, organisateur de la biennale internationale de poésie, diffuseur de poésie dans le métro parisien, engagé. [Intermède de Gérard qui ne cesse de tiquer en feuilletant les livres. Ca y est ! Il sait. Il le connait. Il lui a déjà écrit une lettre. Histoire toujours en suspend. A nouveau une anecdote que l’assemblée n’oubliera pas.] Sophie a lu un texte du blog – de Francis Combes, vous l’aurez compris – qui accompagne une photo de Palestine. Alexane et Nahida ont lu des poèmes de son dernier livre : si les symptômes persistent, consultez un poète. Et Mathieu a lu deux chroniques paru dans l’Humanité – dont une, spécialement pour Théo.

Mot de la fin. L’assemblée est ravie de vous voir toujours plus nombreux. Elle vous dit à lundi prochain.