Boucquins, Festival POEMA, 4 juillet 2021

Malgré le pessimisme des météorologues, REVU s’est rendu le pied léger, le cœur vaillant, à Boucq, dans les vignobles toulois, ce dimanche. Il faut dire que Boucquins, journée de clôture du festival POEMA, promettait un programme des plus alléchants, de ceux qui poussent à braver les tempêtes.

Notre joyeuse équipée a trouvé une place coquette dans la farandole d’éditeurs-revues-libraire parmi lesquels des têtes familières qu’il fait bon revoir : Faï fioc, Æncrages&Co, L’Autre Rive, la revue Va !, entre autres, peuplaient les tables.

Installés à l’intérieur pour parer toute averse, les stands ont gagné le privilège de côtoyer la scène, et ainsi d’admirer la fête au plus près. C’est Nicolas Arnoult, l’accordéoniste, qui ouvre le bal ! Après les courbettes de circonstance et les discours des autorités compétentes, les haïkus composés et lus par les enfants ont semé dans l’air leurs notes boisées, venteuses, glaciales, doucereuses, curieuses.

Exalté par les rencontres, REVU s’est découvert des corps élastiques. D’une main on vend les revues, de l’autre on fait dédicacer son Mouton, on prête une oreille au klaxon du biclou de Fanny Chiarello, et on emmène ses pieds en balade avec Nicolas Vargas et Denis Jarosinski. Il fallait, pour finir cette journée, un phénomène : Benoît Jacques. Perché sur son monocycle rouge clinquant, l’hurluberlu a déployé ses tribulations éditoriales. En route !

Merci à POEMA d’avoir réuni tout ce beau monde et d’avoir tenu vaille que vaille en dépit des covid/cissitudes.

(crédit photos ; Mateja Bizjak Petit)